Grant Lazlo, étendard de la capitale

Grant Lazlo Beatles

Origine: Que de bonnes nouvelles pour la cité phocéenne en ce début d’exercice, fraîchement désignée capitale européenne de la culture pour l’année à venir, la scène marseillaise voit éclore de nombreux artistes en devenir dont le bonhomme qui nous intéresse aujourd’hui: « Grant Lazlo ».

Influences: Dans la droite lignée de 20cyl et Dj Greem (membres de C2C et Hocus Pocus) ou encore des beatmakers Onra, Hoosky et Ugly Mac Beer du collectif La Fine Equipe, Grant Lazlo s’inscrit dans cette nouvelle tradition française de beatmaking Electroswing. Et il faut avouer que dans cette catégorie, peu de pays ont les moyens de lutter avec ce qui se fait aujourd’hui sur le territoire. Pour Grant Lazlo, les inspirations sont plus larges que celles de ses comparses, pouvant s’inspirer au choix d’un morceau de funk, de rap US, d’electro minimale ou même de chansons pop, la recette est souvent la même: un mariage réussi entre beats electros et vocals vintages au possible.

(Mal)heureusement, trouver cette alchimie n’est pas chose aisée. Il vous faut une immense culture musicale, un goût prononcé pour la composition et une oreille délicate capable de reconnaître les lyrics et les sons vintage qui feront chavirer le public. C’est un peu comme cela que l’on imagine ce grand brun à crinière du haut de sa trentaine qui répond au prénom de Paul. Sérieux et appliqué en composition, capable de péter une durite le moment voulu pour notre plus grand plaisir.

Musicalement parlant, les choix de Grant Lazlo sont plein de finesse et de bon goût: Django Reinhardt – Sydney Bechet – Barbara Lea – The Beatles sur le divin Virginia Pie, le maître pianiste Keith Jarrett sur Keith Cool, Muddy Waters (figure emblématique du Chicago Blues des 60′s) dans un morceau entre Hip-hop et Blues sur Walk into the blues, le plus groovy des britanniques Jamie Berry sur Delight, « The First Lady of Swing » Ella Fitzgerald sur Caravan et des réinterprétations de morceaux mythiques comme Summertime.

On vous laisse découvrir ça juste après et on ne manquera pas de mettre à jour l’article dès que nous aurons quelques dates de live. A noter que la plupart des morceaux sont en Free Download. Enjoy !

Demouche, comme un air de vacances

Demouche cover

Origine: L’homme qui nous intéresse aujourd’hui répond au doux nom de Loek Thuis, cet hollandais originaire d’Arnhem au centre des Pays-Bas, est l’éclairé fondateur du projet musical Demouche.

Influences: La vie de Demouche c’est la musique. Le jeune homme écoute sans arrêt de nouvelles choses, à la recherche du beat ou du tempo parfait à nous offrir. C’est après des heures passés chez les disquaires, que ce fouineur des bacs s’est constitué une culture musicale extrêmement solide, tendant même par moment vers une véritable érudition. C’est ce don qui lui a notamment permis de mettre la main sur des perles comme le morceau Aurora en Pekin de l’excellent guitariste Marc Ribot (version originale en écoute ici) que Demouche reprend dans le très fin Sweet Davila. A l’écoute on a comme l’impression de déguster une douceur brésilienne de Caetano Veloso à la sauce RJD2.

Toutefois, si notre ami néerlandais aime et écoute une grande quantité d’artistes, il arrive toutefois à avancer quelques beaux noms qui ont influencé sa musique: le rappeur US J.Dilla, le fondateur de la Bossa Nova Antonio Carlos Jobim ou encore le légendaire jazzman Joe Pass.

A l’origine, Demouche a un penchant incontestable pour les sons black (hip-hop, jazz, soul) que l’on retrouve tout au long de ses morceaux. C’est pourquoi notamment, certains trouveront que sa musique se rapproche un peu de ce que peuvent réaliser les beatmakers français de C2C ou de la Fine Equipe qui ont les mêmes inspirations. Le résultat est plus que plaisant et nous prouve (s’il y en a besoin) qu’il existe aujourd’hui d’autres sons electro montants bien loin de la deep house et de l’electro downtempo imposées par les « maîtres Dj berlinois » du moment.

Pour se faire une idée, une petite sélection de ses meilleurs morceaux. Ecoute impérative des titres Gotcha, Paris qui dort et Dirty Old Ricco Bossa Nova.

Pour l’heure, notre homme sans doute soucieux de préserver l’idée de faire de la musique pour le plaisir ne fait l’objet d’aucune volonté de projeter sa carrière plus en avant, aucun set n’étant fixé à l’heure actuelle. Cette sérénité et ce plaisir se ressentent aujourd’hui dans ses morceaux et ça n’est vraiment pas pour nous déplaire.